Dorestan de Synode.

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Dorestan de Synode.

Message par Pierrot Le Foll le Lun 22 Jan 2018 - 7:36

DORESTAN DE SYNODE.
« Je daube vos subjectives morales.
Seule la Justice demeure au-dessus des Hommes, impartiale. »




FICHE D’IDENTITE :

Nom : De Synode.
Prénom(s) : Dorestan Donovan Alphonsius.
Alignement : Loyal – Mauvais.
Opinion religieuse : Dévoué au Culte des Cinq.
Age perceptible : Quarantaine.
Date de naissance : 13ème jour du Phénix de l’année 1281 après Exode.
Origine Ethnique Majoritaire : Krytienne.
Lieu de naissance : Manoir De Synode, Baronnie De Synode, Collines de Kessex, Royaume de Kryte.
Caste : Noblesse.
Courant politique : Royaliste. Traditionnaliste. Progressiste.
Lieu de résidence primaire : Manoir De Synode, Baronnie De Synode, Collines de Kessex, Royaume de Kryte.
Lieu de résidence secondaire : Manoir de l’Aube, Promontoire Divin, Royaume de Kryte.
Genre : Masculin.
Envergure : Grand.
Silhouette : Râblée.
Etat Civil : Veuf.
Fonction : Baron. Juge.
Etat de la Fortune : Diminuée.
Passif avec la Justice : Aucun.
Spécificité(s) physique(s) remarquables(s) : Une silhouette herculéenne. Une peau blême, presque exsangue.
Une longue chevelure ainsi qu’une pilosité faciale drue de coloration ambrée presque lactescente.
Des iris cérulées d’une pâleur glaciale. Le Noir, le Rouge et l’Or demeurent invariablement sur ses parures.
Un ouvrage à la couverture élimée est exposé à sa taille. Sa fille cadette, Octavia de Synode, le talonne assidument.
Affinité(s) Magique(s) : Ecole de la Destruction.
Spécialisation(s) : Faucheur.
Talents Martiaux : Maniement de l’Espadon. Piètre maniement de la dague à buts exclusivement défensifs.




DE CORPS...

La frénésie de l’irascible brise qui opprimait les Collines de ses souffles stridulants enfiévrait,
en un ballet forcené, les verdoyants feuillages que sa furie hurlante avait délogé de leurs branches
refreinant,immodérément, l’empressée cadence de l’avancée obstinée du Messager désireux de se
manifester à la devanture du Manoir De Synode, demeure en laquelle, il confierait sa missive cachetée.
Bien qu’il ouït sans peine l’écho de sa poigne au-dedans des corridors de l’écrasant édifice, les inébranlables
portes demeuraient acariâtres, Cerbère de ces intangibles lieux en lesquels, il ne pénètrerait pas.
La brusque et fugace accalmie de l’incommensurable sarabande des mugissements venteux dévoilerait
alors les vrombissements grumeleux d’une incontrôlable toux émanant de l’impotent Gardien du foyer
Seigneurial, affairé en une obstination idiote, au délestement de la flore que la tourmente de la bourrasque
avait amassée et amassait toujours en façade des lieux. L’inimité et la défiance ostensible en son œil
résignait l’émissaire à la promptitude d’une débandade, si la soudaine éloquence du serviteur, ne l’avait
empoigné tandis qu’il dérogeait à ce départ qu’il écourtait pour mieux ouïr les vociférations du domestique.


« Le Baron n’est pas là. Oh, inutile de m’affubler de cet air ahuri qui, soit dit en passant, vous donne
un air benêt, cela n’a guère rien d’étonnant. C’est un carriériste, cet homme-là, un papillon qui volette
de bourgeons en bourgeons, de fleurs en fleurs, pour n’en puiser que mieux le pollen… L’or et le pollen
ont d’ailleurs ça en commun qu’ils sont jaunes, si vous percevez où je veux en venir.
Puis-je savoir où il s’empresse ainsi, le grand nigaud ? Sait-il seulement de quoi il a l’air, notre ami
le Baron ? Legedia est une petite cité, j’en conviends, mais j’ose espérer que vous ne caressez pas
l’illusion que le nom de mon Seigneur se verra inopinément apparent au-dessus de son crâne, ces
rêvasseries-là sont pour les godiches ! Nul besoin de vous en faire, même un dadais comme vous
n’aura aucun mal à le trouver. Il est doté d’un physique pour le moins atypique, notre Baron : La
pureté immaculée d’un teint de nacre laiteux digne de la splendeur livide d’un cadavre délogé de
son sépulcre putride. S’il n’avait braillé le jour de naissance, d’aucuns auraient envisagé qu’il était
mort ! Il était aisé de présager qu’il arborerait les traits d’un enfant étique et malingre, de ceux
que l’on s’hasarde à culbuter en tentant de prédire s’ils vont se casser quelque chose. Mais la
destinée à son lot d’inouïes fortunes, et cet homme-là s’est avéré plus grand et râblé qu’aucun
autre De Synode avant lui ! Toutefois s’achève ici le charme de la providence, notre Seigneur le
Baron est aussi oisif qu’il est indolent, et ne connaît des affres de la guerre que les écrits qui les
relatent. A se questionner même sur la manière dont il s’entretient, ces hommes-là, semblent détenir
l’énigmatique secret d’une forme herculéenne obtenue aux devants de luxuriants banquets. La vermine
n’en fait que moins son âge, à supposer que le déficit de sagesse prémunit les jouvenceaux au devenir
de vieillards gâteux et croulants. A ses yeux seuls paraissent les dommages du temps, héritage de ses
trop abondants rires. Vous pourriez l’envisager sympathique, mais ne vous méprenez guère, cet homme-là
ne vous dévoile jamais sans raison ses moqueuses dents. Dialoguons donc de ces prunelles, d’une coloration
de pervenche mourante, un œil glacé qui ne vous scrute jamais franchement, oblique et vitreux, un œil que
les coutumes ivrogne n’ont rendu que plus filant. Puisque nous ne sommes plus au coq mais bien à l’âne,
il serait habile d’adjoindre à ceci que le pleutre se fait plus connaissable encore de par la longueur de sa
chevelure d’un blond mièvre et lactescent, cascade drue d’un lait jauni qui n’aurait que trop tourné. Il aura
de ce fait, non sans perspicacité, dissimulé la majorité de son visage sous l’épaisseur d’une barbe rissolée
et pâlotte, lui octroyant l’allure de ces braves érudits qui une fois mis à nus, n’apparaissent éclairés et instruits
que lorsqu’ils dorment. La nudité, ça le connaît, soit dit en passant. Il n’est pas du genre frileux notre Baron,
avachi, le torse dévêtu, sur son sofa pourpre, une chopine emplie plus de fois que de raison en main.
A le voir ainsi, on le confond tantôt avec le soûlon du coin qu’il aurait, charitablement, accueilli à l’âtre
du feu ronflant de sa cheminée. Ils ont l’air bien nœud-nœud, les cornichons, un peu comme vous d’ailleurs,
quand se dresse la majesté toute relative de cette fleur aux pétales déplumés, décrépie par les breuvages
dont elle s’est imbibée. Ils s’attardent quelque temps sur les cicatrices, trop innombrables pour qu’on les
compte encore, qui poinçonnent, torse et dos, de sinueux reliefs dignes des Plaines d’Ascalon. Un comble
d’avoir fait si peu la guerre pour l’avoir quittée si bousillé. A se demander comment il s’est débrouillé.
Je vois que Monsieur est sustenté en palabres, et qu’il a la vanité de songer que j’eu pu ignorer son petit
regard fuyant. Allez, décampez, malappris, puissent les logorrhées du Baron avoir raison de vous.
Car entendez-moi bien… Son timbre a beau être de suavité et velours, cet homme-là ne lésine
pas en discours. »




... ET D'ESPRIT.

Les faisceaux de lumière ivoirine avaient embrasé de leurs solaires éclats les pourtours
architecturaux de l’auberge Elonienne du Promontoire Divin, augurant l’aube naissante, en
un bruissement mièvre, chimérique résonnance de l’assourdissant tapage qu’elle avait
engrangé dans l’ombre charbonnée de la nuit noire. Elle demeurait là, à l’instar des
grandes-gens, en de hauts et culminants points en lesquels elle dominait toute chose,
arc-boutée à la rembarde boisée du balcon, captive de la tiédeur de ces premiers
rayonnements dont elle se grisait. Peu importe celui qui l’eût apostrophée, elle ne lui
porta point son œil en l’instant, œil qui se soûlait aux vermeilles luisances du philtre satiné
qu’elle mouvait en un tournoyant geste du poignet. Succédait, à la torsion rieuse de ses lèvres
empourprées, l’allégresse d’un éclat de rire qui gondolait sa silhouette et que les réminiscences
d’un passé révolu avaient mené à sa bouche.


« Le Baron Dorestan De Synode… ? Vous voilà bien impudent ! Pensez-vous naïvement
que l’on bavâsse de ces choses avec le premier venu ? Ah ! Si tel était le cas, je n’aurai plus
rien à conter à la Cour, ce serait parfaitement déplaisant et ce même si, il est vrai, que nous
fûmes tous deux proches, en toute confidence bien sûre, jadis, avant que le fardeau de ses
éreintantes fonctions et la course du temps ne l’arrachent si vilement à ses plus familiers amis…
Oh, mais comment nuire à ce ravissant sourire ? Soit, je ferai une exception pour vous… Il était
de ces Nobles indulgents, qui ne portent à l’étiquette que la priorité qu’elle mérite, une fioriture,
une bagatelle, dont il se délestait sans peine, lui octroyant ce charme si singulier qui illustrent
les plus abordables d’entre nous. La désinvolture de son attitude, subtilisée à la roture, ne souillait
en rien le raffinement de son éloquence, imposant à ses interlocuteurs, son public, une atmosphère
de franche camaraderie ponctuée d’élégance. Il y avait en sa voix l’euphonie d’une frivolité raisonnable,
lui qui amenait tout sujet avec un insolent toupet, badinant sur toutes choses.Les plus irascibles
d’entre nous percevaient en ses sourires d’outrecuidantes moqueries, inapte à distancer les facéties
et les quolibets. Et bien qu’enfiévré d’une fervente piétée envers éthique et justice, il était de ces
moralisateurs qui n’en demeurent pas moins Hommes, aimant jouir des innombrables plaisirs de
l’existence humaine. Insatiable buveur et plus avide joueur encore, c’était un hédoniste qui avait
à cœur de ne point blêmir de ses penchants, les élevant au rang de vertu, dictant la Vérité seule
comme honorable valeur. La probité de ses actes n’était à démontrer malgré les sombres rumeurs
qui se murmuraient à son encontre. Il ne portait en ambition que la Bravoure, ayant payé un bien
lourd fardeau pour son courage, disgraciant à jamais la joliesse de son aspect… »


Tonitruant, à l’instar du grondement orageux succédant à la quiétude de la brise
attiédie des plus favorables saisons, celle qui ouissait dans l’ombre révélait sa face
ravinée, mettant un terme de son rire hâbleur à la déférente farce de l’enfarinée
Baronne qui n’avait été, à son partial ressentiment, que trop grotesque et longuette.


« Un homme d’honneur… Ne soyez pas plus nigaude que vous n’en avez déjà
l’allure, vos risibles âneries ne font illusion qu’en votre étriqué esprit, que je ne sais
quel amourachèrent sordide, a pu ainsi escroquer. Le Baron De Synode a dû apparaître
ô combien philanthrope pour négocier de vous un si mensonger portrait. Vos laudatifs
tintements de cloche n’abusent personne, permettez-moi donc, de rendre ses lettres
de Noblesse à cette Vérité que notre si estimable Baron semble porter en plus haute valeur.
Oh, les Valeurs, il n’en connait que le sens nébuleux, il compisse la Vertu comme le font les
manants. Il se complait dans la trivialité et la concupiscence. Il n’est qu’un débauché que seul
son sang puit affilier aux Nobles gens. Malgré toute sa détermination à jouer à la plèbe, il n’en
possède que l’allure déguisée, et ses ambitions sont aussi chastes que ses viciés instincts.
Il camoufle adroitement ses vaniteux desseins derrière une foi de façade qu’il brandit, hâtivement,
en étendard lorsque s’effritent ses masques.
Oh, il est politicien ingénieux, comment pourrait-il en demeurer autrement, puisque par un simple
jugement, il puit faire scélérats ses plus obstinés dissidents ? Ces probes détracteurs qui eurent
obscurcit l’imposture bravache, révélant le lâche tremblant qu’il persiste à être en-dedans.
A tous les diables ces égratignures dont il ne se montre que trop fier, il est de ceux qui s’infligent
eux-mêmes ces violences, pour n’en sembler aux yeux de tous, que plus vaillant. Il n’a la témérité
que de demeurer impitoyable, il livrerait sa progéniture contre une once de Pouvoir. N’était-ce lui,
précisément, que l’on percevait au bras d’une femme, bien trop jeune pour ne point être sotte,
un an seulement après l’énigmatique décès de son épouse, trépas dont il ne s’accablait pas
même à porter la noirceur ? Et si dorénavant encore, vous avez la crédulité de le trouver
sympathique, mirez donc le tranchant de ses sourires,ces gouailleries sarcastiques constantes,
dont il vous affublera, vous dénigrera, vous mésestimera sans peine du haut de toute son
outrancière suffisance. »


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Pierrot Le Foll
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